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    28 April

    Soan

    Soan, un monde à part dans la nouvelle star à découvrir autrement..
    18 April

    Lune noire

    Passez faire un petit tour là-bas ! un peu de musique sous un ciel sans lune n'a jamais fait de mal...
    12 April

    Apologue

    Sans hyménée, le saint-esprit, t’as engendré ;
    Bâtard que ton siècle ne pouvait supporter,
    Tu as connu l’adoration des trois rois mages
    De pays lointains arrivés te rendre hommage
    Ainsi que l’abomination du roi Hérode
    Qui massacra les petits lors de ton exode.
     
    Tu reparus, après, à la condition d’homme,
    D’une enfance-adolescence quasi-fantôme ;
    Sur le bord d’un fleuve que l’on nomme Jourdain,
    Tu fus baptisé dans les eaux par ton cousin
    Qui, au cours d’une faste et somptueuse fête
    Où gambada une belle, perdit la tête.
     
    Ceux que tu as remis par tes mains, sont nombreux ;
    Ils étaient infirmes, aveugles, fous, lépreux.
    Tu les affranchissais par la bonne parole
    Qu’elle-même tu instruisais par paraboles.
     
    C’est la manière dont on t’a remercié
    Qu’il me parait difficile de pardonner.
    Le pouvoir en place sondait tous les moyens
    Pour prouver que te manipulait le Malin ;
    Judas, le treizième apôtre, leur a donné
    Contre trente deniers, l’appel pour t’arrêter.
    De ce moment, tu fus seul à être accablé
    Même Pierre a décidé de renoncer,
    Et Ponce Pilate, heureux que de punir,
    N’a pas pu t’enlever à ce hideux martyr.
    La foule a préféré relâcher Barabas
    A qui elle a conventionné sa douce grâce ;
    Pour ta part, ils ont choisi la crucifixion
    Pour t’offrir la plus macabre des punitions.
     
    Si Simon t’a aidé à épauler la croix
    Jusque sur le sommet du haut mont Golgotha,
    Les bourreaux n’ont pas hésité à t’enfoncer
    Les brûlants clous dans les mains comme dans les pieds.
    Quand ton dernier souffle t’a déserté enfin,
    S’assurant de ta mort, ils ont percé ton sein.
    Ceux qui me tourmentent le plus dans cette histoire
    Sont les guéris. Car, si j’ai fidèle mémoire,
    S’ils couraient conter tes exploits miraculeux
    Alors que tu leur disais d’être silencieux,
    Pas un n’est accouru pour prendre ta défense
    A l’heure où la justice infligeât tant d’offenses.
     
    Plumette